Pourquoi j’accorde zéro déchet et véganisme dans un même mode de vie.

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Photo by Sylvie Tittel on Unsplash

Depuis plusieurs mois, je partage beaucoup de contenu sur ma page Facebook en lien avec la gestion des déchets, le mode de vie zéro déchet, le minimalisme etc. Au point où certains pourraient se questionner sur un changement identitaire de Manger du bon manger.

Le beau dans tout ça, c’est que nous sommes, chers humains, en constante évolution et en recherche du bien-être, du mieux-vivre. Dans mon cas, cette recherche incessante  m’a propulsé vers cet aspect de nos vies qui semble très en vogue dans les médias dernièrement, soit la quantité de pollution que l’espèce homo sapiens  peut générer à lui seul sur ce grand territoire qu’est la planète Terre.

Non, le fait de baisser le chauffage dans la maison ou de fermer l’eau pendant que tu te brosses les dents ne sont plus des solutions viables pour réduire ton empreinte carbone.

C’est maintenant un devoir citoyen.

Oui, il est grand temps que chacun d’entre nous prenne cette responsabilité pour nos propres actes mais aussi que nous faisions ce qui est en notre pouvoir pour changer les choses.

Les mouvements citoyens sont précurseurs de changement dans les plus hautes sphères gouvernementales puisque, en théorie -je dis bien en théorie- c’est lorsque le peuple veut quelque chose que le gouvernement se doit de modifier ses actions, de prendre des décisions et de voter des lois pour aller dans la même direction (en théorie, la pratique semble être autre chose, les intérêts du gouvernement sont la plupart du temps étroitement liés avec ceux des entreprises faisant rouler l’économie mais bon…). Le gouvernement n’est-il pas là pour être au service du peuple (on se le demande) ?

En quoi cela change quoi que ce soit pour la cause animale ?

Militer pour les droits animaux est une action politique. La cause animale se doit d’être entendue dans les plus hautes instances de justice de toutes les façons possibles. Malgré tout cet activisme engendré par des milliers de gens partout sur la planète, il reste encore beaucoup à faire avant que les animaux non-humains (oui petit rappel à vous humains adorés, vous êtes aussi des animaux) soient considérés par tous comme des êtres sensibles, ayant une personnalité et des besoins spécifiques propres à leur espèce.

S’il n’est pas donné à tous d’avoir la possibilité, la volonté ou la condition physique de faire des vigiles devants des abattoirs ou de poser d’autres actions directes pour faire avancer la cause animale, nous pouvons tout de même avoir un impact positif et changer le cours des choses en arrêtant de consommer des produits animaux. C’est déjà un excellent départ.

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Photo by Jinen Shah on Unsplash

L’exploitation animale pour des fins alimentaires génère à elle seule plus de 18% des gaz à effet de serre sur la planète, si ce n’est pas plus. Elle nécessite une quantité de ressources astronomiques (eau, électricité, pétrole, etc.) en plus de générer des déchets (gestion du lisier, déchets liés à l’emballage des produits, etc) et elle occupe plus de 75% des terres agricoles qui recouvrent la surface de la planète en ce moment. C’est une industrie très énergivore et elle compte ainsi pour beaucoup dans l’empreinte carbone que nous laissons derrière nous.

Les scientifiques sonnent l’alarme.

Ce n’est pas d’hier que la science lève le drapeau rouge sur la question environnementale. On a découvert des continents de plastique dans le Pacifique, des villes en Orient croulent sous les déchets, les grands centres urbains sont si pollués qu’on voit à peine de le soleil, plus de 80% des vertébrés ont disparu depuis la révolution industrielle, oui, je pourrais continuer à citer d’autres exemples et poursuivre ce bilan catastrophique mais je ne vous apprend plus rien malheureusement, ce genre de nouvelles est déjà largement relayé par les médias. Il est grand temps d’agir.

Toute est dans toute.

Donc, si je suis végane pour la cause animale, je le suis inévitablement aussi pour la cause environnementale. Si l’environnement me tient à cœur, il me paraît évident que de cesser ma consommation de produits animaux me semble être qu’une partie de la solution si je souhaite diminuer mon empreinte carbone. Je peux clairement faire plus et ce plus, il est de repenser la façon dont je consomme :

  • acheter en vrac
  • refuser ce qui m’est proposé si je n’en ai pas besoin ou si ça crée un déchet
  • réutiliser les emballages ou les contenants que j’ai déjà chez moi
  • acheter de meilleure qualité et avec des matériaux qui ont un cycle de vie plus harmonieux avec la nature
  • faire les friperies
  • faire partie de groupes d’échanges ou de prêt
  • louer au lieu d’acheter
  • quand c’est possible, prendre mon vélo, utiliser les transports en communs, etc.

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Photo by Scott Warman on Unsplash

Réduire son impact sur la planète c’est tout ça et plus encore. Et je dois avouer qu’il faut parfois faire des choix déchirants. Il semblerait que certains produits sur le marché ne semblent pas être en mesure de pouvoir satisfaire ces deux valeurs. Soit on est végane, soit on fait du zéro déchet.

Un exemple banal :  la soie dentaire. Il existe sur le marché de la soie dentaire compostable. Le contenant en verre contient cette soie et est fournie avec une petite recharge de soie. Génial! On peut donc arrêter de jeter des contenant de plastique de ce produit et juste le remplir à nouveau, super !  Oh, petit bémol, c’est de la soie de mûrier, oui oui, le ver à soie. Bon… Je n’achèterai pas ce produit issu de l’exploitation animale mais oh joie, la compagnie décide de sortir le même produit mais végane. Une soie dentaire avec le même contenant rechargeable, c’est parfait ! On mais non, petit bémol ici aussi, la soie est en polyesther (= pétrole), donc elle ne se composte pas. Dans les deux cas, ça accroche, c’est chiant !

Malgré tout, je persiste à poursuivre dans cette voie. Si moins de personnes consomment de viande et idéalement, cessent d’en manger, la demande sera moins forte, le marché s’ajustera. Il en est de même pour notre consommation de tous les jours. On est tellement conditionnés à se comporter d’une façon que force est de constater que nous sommes habités de pleins de petits gestes destructeurs pour notre environnement.

Il faut désapprendre pour penser et agir autrement. Cela exige de prendre un temps et de se questionner afin de voir se dessiner devant nous des solutions différentes.

Penser en dehors de la boîte, faire autrement.

En cela, le zéro déchet n’était qu’une suite logique à mon mode de vie végane.

Si vous souhaitez faire un petit test pour calculer quelle est votre empreinte carbone, je vous invite à aller visiter les sites suivants :

http://www.footprintcalculator.org/

https://www.wwf.ch/fr/vie-durable/calculateur-d-empreinte-ecologique

 

 

 

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Auteur : Sylvia Beaudry

Amoureuse de manger 100% végétal, transmetteuse d'idées et allumeuse de consciences.

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