Le bio, c’est pas des blagues !

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Est-ce que vous vous êtes déjà dit que le bio, c’était une arnaque pour faire plus de cash ? Est-ce que vous vous êtes déjà demandé si c’était vrai toutes ces histoires de certifications ? Est-ce que vous vous êtes déjà dit que le bio, c’était comme le yoga pis que c’était une mode qui allait passer ?

Ben c’est normal de se poser des questions sur ce mode d’agriculture dont on ne cesse d’entendre parler depuis les 15 dernière années et même avant, parce que ça peut sembler bizarre que cette appellation sorte de nulle part alors qu’on fait pousser des légumes depuis la nuit des temps.

Mais au fait, c’est quoi exactement, la culture biologique ?

Selon l’OMAFRA, « l’agriculture biologique est un mode de production de denrées végétales et animales qui va bien au-delà du choix de ne pas utiliser des pesticides, des engrais, des organismes génétiquement modifiés, des antibiotiques ou des hormones de croissance.

La production biologique est un système holistique conçu pour optimiser la productivité et la santé de diverses communautés au sein de l’écosystème agricole, y compris les organismes du sol, les plantes, les animaux d’élevage et la population. L’objectif principal de la production biologique est le développement d’exploitations qui sont viables et en harmonie avec l’environnement. »

En harmonie… Sirop que c’est quelque chose qui est rare de nos jours avec nos vies de fou et nos systèmes obsolètes !

Garder les sols en santé

On ne peut avoir du manger bon pour la santé si la base est corrompue. Tout part du sol, de notre Mère Terre. On la laboure à en plus finir, on la bourre d’engrais pour la booster, on l’arrose de pesticides, tuant ainsi sa biomasse et sa biodiversité.

En entrevue ici sur cette vidéo, Claude Bourguignon, un pionnier dans la préservation des sols en Europe, explique brièvement ce qui arrive lorsqu’un sol n’est pas bien exploité :

Peut-on espérer récolter des légumes, des fruits, des grains riches en valeur nutritive si nos sols sont dans un état pareil ? Je vous laisse deviner… C’est une ds raisons cruciales de se diriger vers le bio.

Ajouter du bon, s’empoisonner moins.

Je vous propose de faire un test. Achetez-vous des carottes conventionnelles et des carottes bios. Nul besoin de les cuire, lavez-les avec une brosse et un tout petit peu de savon et faites juste croquer dedans. Il est impressionnant, juste au goût, de voir une différence notable entre les deux. La carotte conventionnelle est amère et la bio, douce et sucrée, c’est flagrant !!

En plus d’avoir des goûts différents, les aliments bruts bios ne contiennent pas de pesticides, ni d’engrais, ni de fongicides et tout le tralala.

Nous mangeons trois fois par jours et parfois plus dépendamment des activités (entraînement sportif, travail intense, etc.). Ces produits se retrouvent peut-être à petites doses dans notre bouffe mais quand on en consomme plusieurs fois par jour, TOUS LES JOURS, on ne peut pas savoir quels effets ces intrants synthétiques peuvent avoir sur notre santé à long terme.

Certains diront : bah mourir de ça ou autre chose !! Ou : il n’y a pas d’études qui prouvent une telle affirmation !! Si les études ne sont pas toujours au rendez-vous pour faire la preuve, doit -on se déresponsabiliser pour autant si on sait que ce genre de produit ne devrait pas se retrouver dans la terre, dans notre bouffe, ni dans note corps ?Est-ce que ça prend vraiment quelqu’un qui a fait des études en laboratoire pour prendre une décision ?

Et pis oui, on va tous mourir de quelque chose mais, si vous pourriez repousser ce moment et vivre plus longtemps, et vivre bien ?  On vit plus vieux aujourd’hui, mais on ne vieillit pas nécessairement mieux et bien. Longévité ne rime pas toujours avec qualité de vie.

Mais le bio, c’est trop cher !!

Pourquoi est-ce que les aliments bios sont aussi chers ? Il se trouve que les agriculteurs qui arrosent leurs champs avec des pesticides reçoivent des subventions gouvernementales pour les aider dans leur production. De cette façon, le producteur n’a pas à débourser la totalité des frais pour sa production annuelle, ce qui fait qu’il peut rendre son produit beaucoup plus compétitif sur le marché que le bio.

Autre chose : les agriculteurs qui ont la certification biologique, doivent suivre un lourd cahier de charges qui est rigoureusement inspecté pour s’assurer qu’ils respectent des normes établies par les organismes de certification bio et ça coûte SUPER CHER !

Malheureusement, les producteurs et agriculteurs bios ne bénéficient pas de subventions comme les autres pour les aider dans leur travail. Ils sont seuls à porter leur fardeau. Ils ont donc moins la possibilité d’offrir des prix compétitifs et dérisoires.

Mais avant , ça n’existait pas le bio !

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Effectivement ! Tout le monde cultivait biologique à l’époque. Alors comme tout le monde faisait pareil, nul besoin de se distinguer par une appellation particulière. On connaissait le terre, on était en relation avec elle et avec les éléments. On savait en regardant le ciel ou en laissant tomber la terre sous la brise si c’était le temps de planter, quel temps il allait faire demain. Malheureusement, ce savoir-faire s’est perdu de beaucoup.

C’est suite aux deux grandes guerres mondiales que l’agriculture avec pesticides et engrais synthétiques est arrivée, avec la fameuse industrialisation. On s’est mis à produire en masse afin de pouvoir fournir pour la guerre. On s’est vite aperçu que c’était drôlement efficace et ce, au détriment de la qualité nutritive des aliments cultivés et ce, pour le profit et la productivité.

Tout ce qui est cultivé en ce moment est fait dans le but d’améliorer la rentabilité et la productivité d’un produit, jamais pour le bénéfice de la santé du consommateur, JAMAIS. On veut vos $$$ (ou vos €€€). Votre santé ? On en a rien à foutre.

Et si vous repreniez votre pouvoir sur votre santé ? Si vous disiez, par vos choix de consommation, par ce que vous achetez, que vous ne souhaitez pas encourager ce genre d’agriculture ? Je vous encourage de tout cœur à le faire, et ce, à la mesure de votre porte-feuille.

Les aliments bruts sont plus abordables que les aliments transformés. Tournez vous vers le frais pour vos achats. Cuisinez, vous saurez ce que vous mette dans votre assiette.

Investissez dans votre garde-manger, votre corps vous dira merci dans 20 ans et ça vous coûtera peut-être moins cher de médicaments !  Hippocrate l’a dit :

« Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament, ta nourriture. »

 

Source photos :

http://blogs.detroitnews.com/history/2012/01/25/wild-times-at-the-farmers-market/

http://old-photos.blogspot.ca/2012/02/corn-shucking.html

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Auteur : Sylvia Beaudry

Amoureuse de manger 100% végétal, transmetteuse d'idées et allumeuse de consciences.

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