Prendre ses responsabilités en toute conscience

img_20160521_191013
Photo prise au Monastère des Augustines lors d’un spectacle de bols tibétains donné par Jimmy Thériault

“Sentir les défauts de son esprit, sans pouvoir les corriger, c’est un état très pénible. Les sots et les ignorants sont bienheureux, ils s’estiment trop pour n’avoir jamais rien à se reprocher, tel est leur état !” – Citation de Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Chacun a un chemin différent qui apporte avec lui ses enseignements propres. Peut-être avez-vous observé dans votre entourage des personnes que vous connaissez qui ne semblent pas avancer sur le chemin de leur vie, qui reproduisent les mêmes erreurs encore et encore. Ça vous est sûrement arrivé à vous aussi. Qui ne rencontre pas d’embûches, des déceptions, des fins de relations au cours de sa vie ?  Pour apprendre de ces situations qui nous semblent à priori négatives, il faut d’abord reconnaître que tout n’est pas noir, peu importe la situation et qu’il n’est pas sage de jeter le blâme de ce qui nous arrive aux autres.

En effet, nous sommes tous responsables de notre état. Ce qui nous arrive, autant les bons coups que les moins bons, nous en sommes la cause. Parfois il arrive que d’autres personnes entrent en question dans l’équation, mais à la base, si nous avons les pieds dans une situation précise, c’est bien parce que nous avons fait le choix de nous diriger dans cette direction. Lorsque nous réalisons cela, nous faisons un grand pas dans la prise de conscience.

Être responsable, ça ne veut pas uniquement dire utiliser son argent pour payer les comptes, faire des économies et s’assurer que les enfants ne manquent de rien. Ça ne veut pas dire non plus de ne pas faire de folies qui pourraient compromettre notre santé, notre vie ou celle des autres. Être responsable, ça veut aussi dire accepter les choix que nous faisons dans la vie et en assumer les conséquences.

Quand la conscience frappe à la porte, il n’y a plus de retour en arrière possible. Lorsque nos yeux sont ouverts pour ces choses, il devient alors impossible de les ignorer. Si nous les ignorons, cela devient alors un choix délibéré et il devient difficile de vivre sans se sentir mal d’outrepasser cette conscience, cette petite voix dans notre tête qui nous crie que nous nous écartons du bon chemin. On pourrait faire un parallèle avec l’histoire d’Adam et Ève qui ont réalisé qu’ils étaient nus après avoir croqué le fruit de l’Arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Une fois qu’on a croqué le fruit de la conscience, notre esprit  s’ouvre et on ne voit plus jamais la vie de la même façon.

Il y a différents niveaux de conscience dépendamment de ce qui suscite notre intérêt. Il est possible d’être conscient dans certains aspects de la vie, sans pour autant l’être ailleurs. La voie vers l’éveil de la conscience peut prendre du temps. Si c’est ce que nous souhaitons vivre, il arrive que l’Univers conspire dans notre sens pour mettre sur notre route des personnes-clé qui nous aideront à nous réaliser dans la conscience.

Que ce soit la conscience de nous-mêmes, de nos émotions, de nos peurs, de notre comportement avec les autres ou de la façon dont nous sommes en général, nous avons tous une responsabilité envers les autres et envers soi.

ÊTRE CONSCIENT ET RESPONSABLE DANS SA CONSOMMATION

La planète n’est pas une ressource infinie. Elle a ses limites et ces limites se font sentir de plus en plus. On en entend parler dans les médias traditionnels (télé, radio) autant que dans les médias numériques et sur les réseaux sociaux. Les changements climatiques ne sont pas des chimères, ils sont bien réels.

Malheureusement, il est parfois difficile de mesurer l’impact de ces changements car nous ne sommes pas toujours témoins physiquement de ceux-ci. La fonte des glaciers n’a pas lieu dans notre cour arrière. Par contre, Il est de plus en plus facile de voir que, les hivers ne sont plus les mêmes : de la pluie en janvier au Québec, d’importantes précipitations de neige en France dans des régions où pas un flocon ne tombait auparavant, etc. Certaines régions du globe vivent des sécheresses importantes, la saison des ouragans dans l’Atlantique décoiffe plus qu’à l’habitude, les catastrophes naturelles prennent de l’ampleur, bref, il y a de plus en plus de manifestations qui nous mettent la puce à l’oreille.

Plusieurs personnes affirment que c’est trop gros, que nous ne pouvons rien faire et que la planète est condamnée à foncer droit dans un mur qui met la faune, la flore et l’humanité en péril.

Il est certain que ce n’est pas uniquement en éteignant les lumières dans les pièces non utilisées ou en arrêtant l’eau en se brossant les dents qu’on aura l’impression de faire une différence.

Par contre, il est trop facile de rejeter la responsabilité sur les autres à ce sujet et de privilégier le statu quo. Il est de notre responsabilité de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer la situation et prendre conscience que nous avons tous une empreinte écologique que nous pouvons diminuer.

LES SOLUTIONS

Toutes sortes de mouvements sont en marche présentement pour réduire l’empreinte écologique individuelle. En voici quelques uns:

Les déchétariens : Ils récupèrent des aliments encore propres à la consommation mais un peu fatigués qui se ramassent aux poubelles et les transforment avant qu’ils ne se perdent. En effet, un sac d’épicerie sur trois se retrouve dans les poubelles canadiennes.² Ce n’est pas sans parler des épiceries et des supermarchés qui favorisent les beaux légumes et fruits, les emballages droits et propres et jettent les moches ou un peu amochés ou moins frais dans leurs conteneurs à déchets. Récupérer la bouffe encore propre à la consommation mais un peu amochée permet de réduire le gaspillage alimentaire en plus de faire des économies substantielles.

Les zéro déchet : Ils réduisent au maximum leur consommation de produits qui génèrent des déchets. L’humain est le seul être vivant qui génère des déchets qui ne disparaissent pas dans la nature. !

Ils ont pour philosophie qu’il est toujours mieux de réduire et de réutiliser que de jeter ou de recycler. Ils font leurs courses dans des épiceries en vrac, ils apportent leurs propres contenants durables (pas de plastique, les pots en verre règnent en rois et maîtres dans cette philosophie), récupèrent leurs tissus usés pour en faire des sacs de transport et font leurs propres cosmétiques et produits ménagers avec des produits naturels. Ils cuisinent à partir d’aliment bruts et évitent d’acheter du prêt-à-manger. Ils compostent leurs matières organiques afin qu’elles soient réutilisables pour d’autres usages (jardinage, plantes en pot, etc.).  Ils magasinent les friperies et les marchés aux puces lorsqu’ils ont besoin de nouveau mobilier et de vêtements ou font des échanges de vêtements entres amies pour réutiliser ce qui ne convient plus et qui pourrait faire le bonheur des autres. Encore une fois, les économies sont au rendez-vous et beaucoup moins de poubelles sont mises au chemin à chaque mois.

Les jardineurs en milieu communautaire : Certains ont la chance d’avoir leur petit lopin de terre en campagne. Pour les autres, ils partagent des espaces dans des jardins communautaires en milieu urbain. Certains font du jardinage de balcon à défaut d’avoir une espace dans un de ces jardins. Peu importe la taille de l’espace jardiné, tous souhaitent manger local, travailler la terre et être autonome au niveau alimentaire. Selon la situation géographique, il n’est pas toujours possible de le faire à l’année, mais cet effort est récompensé en période de récolte car la terre est généreuse avec quiconque se donne la peine de la travailler un peu. Conserves, marinades, déshydratation ou fermentation, l’abondance se fait sentir jusqu’à la saison froide. De plus, le sentiment de fierté de se nourrir par ses propres moyens est incomparable et il est prouvé que le jardinage est un excellent moyen de gérer son stress.³

Acheter local et biologique : L’agriculture conventionnelle détruit le microbiome des sols et l’appauvrit en nutriments. Elle nuit à la bonne santé de la planète. Trop de pesticides, de fongicides, d’herbicides et d’engrais chimiques détruisent les sols et les nappes phréatiques en plus d’avoir un impact néfaste sur notre santé. Tous ces éléments toxiques se retrouvent sur les aliments que nous consommons et inévitablement aboutissent dans notre corps. C’est un travail d’élimination supplémentaire pour nos organes et parfois, certains de ces produits sont plus difficiles que d’autres à éliminer. Ils restent donc dans notre organisme et peuvent provoquer des malaises indésirables. De plus, certaines études prouvent que les aliments biologiques sont plus riches en nutriments que ceux issus de l’agriculture conventionnelle.⁴

Tout produit local acheté près de chez soi permet aussi de diminuer l’empreinte écologique des aliments. En effet, tous les aliments doivent être transportés, que ce soit par camion, par avion ou par bateau et ces moyens de transport nécessitent des combustibles fossiles qui participent au réchauffement climatique.

Fréquenter les petits marchés de quartier est une bonne façon d’acheter local. L’agriculture soutenue par la communauté (ASC) en est également une autre. En finançant un agriculteur près de chez vous en début de saison, vous lui permettez de faire son travail en plus de vous assurer l’abondance de denrées lorsque les récoltes arrivent. Équiterre propose un bel outil de recherche afin de trouver un agriculteur près de chez vous.⁵

Le covoiturage, les transports collectifs et le vélo : La prochaine fois que vous allez au travail, faites le test lorsque vous serez arrêtés à un feu rouge. Combien de véhicules vous entourant contiennent plus qu’une personne ? Souvent, tout le monde est seul dans sa voiture. Imaginez si toutes ces personnes choisissaient de penser leurs déplacement autrement ? Certaines villes ont des voies réservées aux personnes faisant du covoiturage afin d’encourager cette initiative. Il existe également des systèmes de covoiturage  (Communauto au Québec) qui permettent de louer une voiture uniquement lorsque c’est nécessaire. Cela réduit les frais annuels et permet de partager le même véhicule avec d’autres personnes qui en ont besoin sans pour autant le gérer le reste de l’année (stationnement plus difficile à trouver au centre-ville, déneigement en milieu urbain, changement de pneus et d’huile, etc.).

Les systèmes d’autobus ou de métro sont bien pensés pour nous mener à bon port et la fréquence à laquelle ils passent est pensé pour accommoder tout le monde.

Pourquoi ne pas sortir votre vélo lors de la belle saison et ainsi réduire vos dépenses financières et énergétiques en période estivale ? Certains courageux le font même en plein hiver ! Lunettes de ski, pneus à clou et habit de neige sont de mise, tout est possible si votre condition physique vous le permet. Vous éviterez ainsi de payer du stationnement et de brûler de l’essence tout en brûlant des calories. Certains vont jusqu’à déménager près de leur travail afin de pouvoir s’y rendre à pied. Plusieurs solutions sont possibles, il suffit de faire le changement approprié et d’y mettre un peu d’huile de coude. 😉 Vous serez plus en forme en marchant ou en faisant du vélo pour vous rendre au travail qu’en restant assis dans votre voiture, cela contribuera à maintenir une bonne santé.

Le véganisme : La prise de conscience à ce sujet est souvent longue à faire car les produits animaux sont partout dans notre mode de consommation : viande (terrestre ou marine), produits laitiers, oeufs, cuir, fourrure, laine et cosmétiques (beaucoup de cosmétiques sont testés sur les animaux).

Pourtant, l’élevage animal contribue à plus de 15% du réchauffement climatique en plus de contribuer à la déforestation afin de créer des zones de pâturages ou de culture pour nourrir les animaux.⁶ C’est une industrie extrêmement énergivore : elle consomme beaucoup d’électricité pour faire fonctionner les machines servant à l’entretien des installations en plus de les éclairer et de les chauffer. Des millions de litres d’eau sont aussi utilisés pour abreuver les bêtes. En ce qui concerne la pisciculture, ses impacts sur les fonds des lacs et des bassins salés est dévastateur. Les populations de poissons sont démesurées pour l’espace dans lequel ils sont confinés et leurs déjections acidifient les sols et créent des zones mortes. Parlant de déjections, il en est de même pour tous les animaux terrestres, il faut gérer leurs déchets organiques et cela pose problème.

Au Québec, la population de porcs est plus importante que la population humaine. Une partie des fèces des animaux est pulvérisée sur les champs pour les fertiliser mais ces déjections sont tellement acides qu’elles font plus de mal que de bien. D’autres agriculteurs se retrouvent à créer d’énormes réservoirs d’eau dans lesquels ils mélangent les déjections de porcs car ils ne savent plus quoi en faire !

Même son de cloche du côté de l’industrie de la pêche où on a pêché neuf des dix grands poissons prédateurs présents dans nos océans. Le chalutage (méthode de pêche consistant à traîner d’immenses filets à l’arrière du bateau), racle les fonds marins, détruisant la flore marine et attrapant dans ses filets beaucoup plus que les prises souhaitées.⁷ Ce bycatch, comme on l’appelle, ramasse les tortues de mer, les requins, les dauphins, les phoques, des espèces de poissons non consommées par l’homme et d’autres mammifères marins.⁸ Ce type de pêche a été interdit par l’Union Européenne.

Tout cela est sans compter tous les animaux chassés, trappés ou élevés en cage pour leur fourrure, leur cuir qui ont des vies misérables et ne peuvent en aucun cas vivre leur vie en exprimant leurs instincts. Les méthodes pour tuer ces animaux sont barbares et très souffrantes et les études ne cessent de pleuvoir sur le fait que les animaux sont des êtres sentients (qui ressentent la douleur), qu’ils ont des émotions et des personnalités propres.

La province de Québec est bien exécrable dans le rang qu’elle occupe au Canada concernant la maltraitance animale, nous arrivons bons derniers. Une loi stipulant que les animaux ne sont pas des biens meubles a été entérinée l’an passé seulement ! Les usines à chiots pullulent au Québec et leurs conditions de vie sont parfois misérables. Le nombre d’animaux abandonnés lors de déménagement est triste à lire, il est important d’accorder plus de respect au règne animal.

Les animaux ne sont pas sur terre pour notre bon plaisir, pour satisfaire notre palais ou nous divertir. Notre arrogante suprématie envers eux doit changer, nous devons les considérer comme des partenaires, ils aident à maintenir la planète en santé de par leur présence, ils sont précieux et nous partageons le territoire avec eux, il est primordial de prêcher par l’exemple afin que tous prennent conscience de notre comportement malsain, irrespectueux et cruel envers les animaux.

En plus d’être un choix éthique, il a un impact environnemental immense, beaucoup plus que celui de ne plus conduire de voiture par exemple. Chaque repas de viande consommé a un coût environnemental gigantesque et le choix de ne plus en consommer permet de réduire votre empreinte écologique de façon importante. Les incidences de ce choix dans votre vie sont dures à percevoir mais elles ont un impact réel.

De plus, tout le monde dit aimer les animaux alors soyons conséquents et arrêtons de les exploiter

La simplicité volontaire : Nous vivons dans une société de consommation. Nous surproduisons absolument tout : vêtements, voitures, produits de luxe, petits gadgets devant nous simplifiant la vie, appareils électroniques, etc. Nous nous créons des désirs à combler sous prétexte que cela devrait nous rendre plus heureux et pourtant, jamais un siècle n’a vu autant de suicides et de personnes médicamentées pour des problèmes de dépression et de burn-out. Tous ces biens matériels ne nous réconfortent en rien et le plaisir de les posséder est bien éphémère. C’est pourquoi le mouvement de simplicité volontaire prend de plus en plus d’ampleur. On le constate avec l’engouement pour les minis-maisons. Les gens reviennent vers les choses simples car rien n’est plus vrai et authentique. Toutes ces choses que nous possédons ne nous suivront pas dans l’autre monde. Cela même devenir un fardeau de gestion pour les proches lorsque nous quittons pour l’autre rive.

Cette philosophie rejoint beaucoup celle du zéro déchet car en réduisant nos possessions, nous créons moins de déchets et laissons moins de matière derrière nous.

Cette vision du monde simplifiée semble faire le plus grand bien à quiconque l’adopte. Voyager léger dans sa vie est un cadeau que l’on se fait. Cela aide à revoir nos valeurs, à reconsidérer ce qui est important pour soi, à se faire de la place et à libérer son esprit de tant de faux désirs.

Toutes ces solutions sont à portée de main, pour peu qu’on prenne le temps de s’informer et de se conscientiser à ce sujet.

Nous sommes dieux et maîtres de nos vies et nous avons un pouvoir énorme qui se cache dans nos poches : notre portefeuille. Avec lui nous faisons des choix chaque jour en consommant différentes choses. Comme je l’ai mentionné plus tôt, nous vivons dans un monde où le système est pensé en fonction de notre consommation. Nous avons donc le gros bout du bâton car c’est NOUS, les consommateurs, qui faisons des choix de consommation tous les jours.

Avant d’acheter, lisez les étiquettes pour savoir ce que vous mettez dans votre bouche, ce que vous allez porter, demandez-vous si vous pourriez vous procurer cet item en créant moins de déchets, demandez-vous tout simplement si vous en avez vraiment besoin.

Être conscient, c’est être responsable de ses actes et de ses choix. Faites en sorte que vos choix reflètent le changement que vous souhaitez voir autour de vous. Ça ne sert à rien de prêcher à tous vents ce que vous faites ou que vous voulez faire, faites-le. Le meilleur moyen d’éveiller des consciences est de prêcher par l’exemple, le reste suivra.

Bon éveil !

Références et liens intéressants pour poursuivre la lecture :

¹ http://www.proverbes-francais.fr/citations-ignorant/

²http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201603/11/01-4959868-gaspillage-alimentaire-au-canada-un-fleau-de-31-milliards-.php

³http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=nature-fait-du-bien-un-jardin-pour-gerer-son-stress-

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/12667/nouvelle-etude-confirme-effets-benefiques-du-bio-sante

http://www.equiterre.org/projet/reseau-des-fermiers-de-famille/les-fermes-du-reseau

https://www.ciwf.fr/impacts-elevage-industriel/environnement/changement-climatique/

http://www.maxisciences.com/chalutage/le-chalutage-en-eaux-profondes-un-coup-de-039-bulldozer-039-pour-les-fonds-marins_art30789.html

http://www.worldwildlife.org/threats/bycatch

Advertisements

Auteur : Sylvia Beaudry

Amoureuse de manger 100% végétal, transmetteuse d'idées et allumeuse de consciences.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s