FAUT QU’ON SE PARLE : les véganes

IMG_20150618_192431

Je le sais, j’en mets en peu dans mon titre d’article, c’est pour faire un clin d’œil à un de mes amis qui m’appelle de cette façon de manière affectueuse et taquine. Et pis ben, j’ai dû avoir un peu ton attention non ? 😉

Ils sentent le patchouli. Ils ont des sacoches en terre cuite ou des pantalons recyclés avec des poches de jute. Ils ne se brossent pas les cheveux ou ils font des câlins aux arbres. En plus ils mangent des pousses pis des graines, c’est tout sauf viril. En plus, ils te chicanent parce que tu manges du poulet pis que tu prends ton char au lieu de faire du vélo… Bon je pense que j’en ai assez dit, tu as peut-être déjà entendu quelques énoncés clichés de la sorte et peu représentatifs pour étiqueter et parler des véganes.

Ça emmerde. Ça dérange. On les trouve too much. Comment ça donc ? Parce qu’ils ne mangent pas de viande ? Parce qu’ils ont de la compassion pour des animaux et on se demande s’ils en ont pour les humains ? Parce que les bottines suivent les babines (ils appliquent ce pour quoi ils prêchent) ?

EXTRÉMISTES LES VÉGANES ?

On les trouve extrémistes. Pas de viande, pas de produits laitiers, pas d’œufs, pas de poisson, pas de cuir, pas de laine. Ils apportent presque leur lunch partout où ils vont. Ils sont mésadaptés ? Non en fait, je crois que c’est plutôt la société dans laquelle on vit qui n’est pas adaptée. Pourquoi ? Parce que les gens qui font le choix de ne pas consommer de produits animaux sont conscients de l’impact qu’a la consommation de tels produits sur notre environnement. Nous pillons et saccageons notre planète sans considération pour les autres êtres vivants qui évoluent autour de nous. Un article sur le sujet nous fait part que depuis le 15 août dernier, nous vivons à crédit car l’humain a épuisé toutes les ressources « disponibles » pour l’année 2015 jusqu’à ce jour.

Je ne le dirai jamais assez souvent, on a plus de pouvoir en tant que consommateur qu’en votant une fois aux quatre ans pour faire notre « devoir de citoyen » (qui, selon moi, est plus une illusion de démocratie qu’autre chose).

De plus, les véganes ont à cœur le bien-être des animaux, ils les voient et les considèrent comme des êtres vivants, des terriens (earthlings) qui partagent le même territoire, notre planète. Ils ont du respect pour ce qu’ils sont, même s’ils ne parlent pas. Même si leur raisonnement n’est pas aussi poussé que le nôtre, ce sont des êtres intelligents. Et parfois pas mal plus que nous. Pas que nous ne sommes pas intelligents, mais je crois que le système capitaliste que nous avons créé est en train de nous engloutir et que l’appât du gain stimule un appétit destructeur chez les gens au pouvoir. Ils sont prêts à gagner plus de pouvoir et d’argent à n’importe quel prix, pourvu que ça fasse rouler l’économie. S’il faut saboter des lois, bâillonner des voix, créer de la souffrance humaine ou animale, brûler des livres, exproprier ou emprisonner des humains ou chasser des animaux pour leur territoire, tout est possible

  1. Ils n’encouragent pas l’industrie de la pêche.

La pêche intensive ou chalutage vide nos océans et saccage les fonds marins, rendant beaucoup d’endroits marins stériles, appelés tristement « zones mortes ». De plus, beaucoup d’espèces indésirables pour le commerce de la pêche se retrouvent coincés, victimes des filets qui font des kilomètres de long, ce qui fait beaucoup de dommages collatéraux (dauphins, tortues, phoques et otaries, sans compter de nombreuses espèces de poissons). La demande toujours plus grandissante pour les poissons et les fruits de mer vide les océans de nos prédateurs (requins, morue, saumon, thon, flétan, espadon, bar, sébaste, etc.) ce qui déséquilibre les écosystèmes un peu partout dans le monde. Vous pouvez consulter la liste rouge des poissons surpêchés sur le site de Greenpeace Canada. Tu veux plus d’infos et de chiffres sur la surpêche ? Visite le site de Sea Shepherd.

  1. Ils n’encouragent pas l’élevage bovin, laitier, porcin, aviaire ou autre, qu’il soit industriel ou familial.

L’élevage compte maintenant pour 14.5% des gaz à effet de serre sur la planète dont 9.3% uniquement pour l’élevage bovin. Cela compte plus que tous les moyens de transport réunis. T’as beau te faire à croire que tu sauves la planète en fermant l’eau pendant que tu te brosses les dents ou quand tu fermes la lumière quand tu sors d’une pièce mais c’est rien comparé à ce que tu sauves comme vies et comme énergie quand tu choisis de ne plus mettre la viande au menu. Ne te console pas en disant que tu achètes d’un fermier bio, l’empreinte écologique est la même et même parfois pire car les animaux vivent plus longtemps et ont donc besoin de plus de ressources. Une seule vache en lactation consomme 100L d’eau par jour, pas difficile d’imaginer ce que peut avoir l’air une ferme avec quelques centaines de têtes, sans parler de l’électricité (chauffage l’hiver) et de la nourriture !!

Capture

Je ne fais qu’un léger survol de la chose, mais je peux aussi te mentionner tout le côté éthique et moral qui en mange une claque quand on parle d’élevage. Stalles trop petites pour les besoins des animaux qui sont, entre autres, incapables de se coucher pour se reposer ou sont incapables de se lever (dans le cas des truies qui nourrissent leurs petits, elles peuvent rester couchées plusieurs mois sans pouvoir se relever). Les animaux ont rarement accès à l’extérieur. L’air est souvent irrespirable dus aux fèces des animaux, pour les poulets, leurs déjections sèchent et remontent dans l’air ambiant sous forme de poussière, créant des problèmes respiratoires aux animaux. Les employés n’ont d’autre choix que d’entrer masqués pour travailler pour ne pas être infectés. Les animaux sont malmenés, brutalisés pour certains, victimes de traitements sans anesthésie pour ainsi faire des économies en frais de vétérinaire. La liste est longue mais je m’arrêterai ici. Le site de la PETA regorge de preuves de la sorte si t’as le cœur assez solide pour passer à travers les vidéos….

  1. Ils n’encouragent pas l’industrie du cuir et de la fourrure.

On ne trappe plus autant les animaux sauvages qu’avant (anyway, y’en a plus tant que ça, on les a tellement chassés pour leur fourrure qu’ils sont presque tous en voie d’extinctions et pour certaines espèces, complètement éteintes) alors on se tourne vers l’élevage afin de satisfaire les besoins de l’industrie. La majorité des animaux que l’on retrouve en élevage pour la fourrure sont les visons et les renards. Tenus en cage dans des entrepôts mal chauffes, ces animaux ne peuvent pas vivre selon leur nature profonde d’animal sauvage. Les coussinets des pattes blessés par les cages en métal, malmenés par leurs propriétaires, ils sont parfois encore en vie lorsqu’on leur enlève leur précieuse et convoitée fourrure. Les méthodes pour tuer ces animaux sont plus que barbares : on les électrocute analement afin de ne pas endommager la fourrure !! Pour ce qui est du cuir, la majorité du cuir utilisé provient des vaches. Certaines peaux peuvent venir d’aussi loin que l’Inde ou le Pakistan, où on transporte parfois les bêtes sur des centaines de kilomètres dans des camions, entassées comme des sardines, sans eau et sans nourriture. Les vaches, affaiblies par le transport difficile, n’arrivent souvent plus à marcher à la sortie et se voient soit piétinées par leurs congénères ou laissées pour mortes.

  1. Ils n’encouragent pas l’industrie de la laine.

La laine de mouton est bien chaude mais sait-on à quel prix nos tricots se rendent jusqu’à nous ? Je n’entrerai pas dans les détails et te suggère cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=vNZMiscEHbU

  1. Ils n’achètent pas de produits de soin personnel ou cosmétiques testés sur les animaux.

Savais-tu que la majorité des cosmétiques, savons et shampooings que tu achètes sont testés sur des petits lapins tout doux dans des laboratoires ? Tsé quand ils écrivent « Testé en laboratoire », ils ne se font pas de tests sur l’avant-bras pour voir si ça pique, c’est sur des petits animaux, retenus en cage contre leur gré qu’ils testent leurs produits. Dans les yeux, sur la peau, etc. Si ça pique, si ça brûle, si ça fait des bobos, ben c’est les p’tits animaux comme les rats ou les lapins qui écopent. Rares sont ceux qui survivent et sortent des labos.

Comment faire pour ne pas encourager cette industrie et continuer d’user de ton super pouvoir de consommateur-votant avec ton portefeuille ? Recherche les produits avec ce type de logo afin d’encourager (oui oui, voter en achetant) les compagnies qui ne font pas de tests sur les animaux.

imagestéléchargementtéléchargement

Vas-y, jette-moi des pierres : « Mais bon sang Sylvia, qu’est-ce que tu veux qu’on mange ?!? Pas d’animaux ni ne produits venant d’eux, les légumes sont pleins d’OGM pis de pesticides, on fait quoi alors ? » On fait ce qu’on peut mon ami(e). Avec ce que tu es capable de faire selon tes capacités. Ça n’est pas une religion, c’est une prise de conscience. C’est un mode de vie. C’est une affirmation politique, sociale, éthique et environnementale qui se concrétise au moins trois fois par jour. Déjà en prenant conscience, c’est un bon début. En lisant les étiquettes et en choisissant tes achats, tu fais la différence.

C’est dur à voir et à mesurer car l’impact environnemental ne se ressent pas concrètement tous les jours. Et oui, en faisant des choix et en votant avec notre fourchette, on est plus limité dans les achats qu’avant. Un truc pour ne pas être trop limité est de toujours penser à acheter le plus brut possible, c’est-à-dire, le moins transformé possible. Comme ça, tu transformes toi-même tes ingrédients en un plat savoureux et tu sais alors exactement ce que tu mets dans ton assiette.

L’homme a dû manger de la viande par le passé pour évoluer et survivre sur la terre. En 2015, si l’homme veut continuer d’évoluer sur cette terre dans un futur proche, il doit alors cesser de consommer de la viande, il en va de notre survie à tous.

Ce mode de vie alimentaire n’est pas durable et il est encore moins respectueux du vivant. Ghandi a dit que tant que l’homme n’aurait pas de respect pour les animaux et la nature qui l’entoure, il n’en aurait pas plus pour les humains qu’il côtoie. Il faut cesser de se voir en tant qu’individu mais plutôt faisant partie de la même équipe. On joue tous pour la même raison, être heureux et s’épanouir dans nos vies. Protégeons-nous et ayons de la compassion l’un l’autre. Teamwork please !

Je crois que ce monde a grandement besoin d’amour et de compassion, de gens conscients et éclairés qui réfléchissent à la portée de leurs actions avant de se commettre quelconque façon.

T’as le droit qu’ils te tapent sur les nerfs, les crisses de véganes, mais je crois qu’ils méritent tout notre respect pour cet amour, cette dévotion et ce statement qu’ils font par leurs gestes au quotidien. 😉

Sources :

http://www.seashepherd.fr/

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1407832-la-terre-a-epuise-ses-ressources-de-2015-nous-allons-droit-dans-le-mur-reveillons-nous.html

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/447718/consommation-de-viande

http://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre

http://www.hsi.org/french/news/press_releases/2011/05/Quebec_classe_pire_province_pour_les_animaux_051911.html?referrer=https://www.google.ca/

http://www.peta.org/

http://www.respect-animal.ca/fr/elevage-animaux-fourrure.html

http://www.rebelle-lion.fr/le-proces/condition-animale/habillement/cuir-et-souffrance-animale/

Advertisements

Auteur : Sylvia Beaudry

Amoureuse de manger 100% végétal, transmetteuse d'idées et allumeuse de consciences.

6 thoughts

  1. Ca veut dire que tu t’habille seulement de vêtements en lin, coton et chanvre? Parce que le polyester, le lycra et les autres tissus synthétiques, ça pollue en titi!!! Sans compter les teintures….

    1. Oulala, je ne suis pas une sainte, je fais ce que je peux !! Je pourrais aussi boycotter tout produit fait en Chine et pousser le truc à fond mais bon, je trouve que j’en fais déjà pas mal alors non, je ne m’habille pas que de chanvre et de lin !! 🙂

  2. C’est pas évident… Mais oui tous nos gestes valent plus qu’une vie entière à voter pour des gens qui proposent un futur déjà pipé. Je tente, tranquillement, de mettre de côté la viande. Avec ton aide j’y arriverai surement… 🙂

  3. ..mais à partir du moment où le commerce arrête entre nous et les pays du sud, nous devons recommencer à manger de la viande non? Avec nos hiver, il devient difficile de s’en tenir qu’aux vegans je crois.

    1. L’hiver, on continue de manger des protéines végétales et on se fait de bons repas chauds et réconfortants. Tout est possible, même par temps froid. Il faut s’assurer de manger assez de calories par jour et consommer de bons gras. La majorité des gras animaux sont difficiles à métaboliser pour l’être humain et il le stocke en réserve, ce qui n’est pas idéal pour rester en santé. Je suis d’accord avec toi que ça peut faire peur, mais tu serais surpris de voir comment ton énergie est belle et comment on récupère plus facilement lors d’Activités physique et lors de petits bobos hivernaux tels que rhume et grippe !

      1. Je pense qu’il veut dire que la plupart des fruits et légumes sont importés car il n’y a pas grand chose qui pousse ici durant l’hiver… Les avocats, par exemple qui procurent des bons gras ne sont pas produits ici.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s