Le sucre, cette calamité.

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Le week-end passé, je suis partie pour la première fois en tournoi de hockey avec mon fils, toute son équipe ainsi qu’avec les parents accompagnateurs. On avait un grand chalet en bois rond pour nous tous seuls (on était à peu près une trentaine) situé dans un camp forestier. Il y avait un enclos avec des cerfs juste à côté et, malgré le temps de l’année, il y avait de la neige, les sapins en étaient pleins comme sur une carte de Noël, c’était trop cute.

Les enfants n’ont pas seulement joué au hockey sur la glace, ils ont joué dehors, glissé et oublié le temps de ce séjour, leurs consoles de jeu et la télévision. J’étais pourtant loin de me douter que j’allais vivre un week-end aussi intense que ça émotivement et mentalement.

Je le sais, je suis une grano freak écolo qui aime les animaux en vie et non dans mon assiette. Je suis bien consciente que des gens de mon espèce ne forment pas la majorité de la population. Quand je reste dans mon environnement et dans ma zone de confort où tout est sous contrôle, ça roule. Mais là, je me sentais comme Marilyn Monroe en trekking dans les Chic-Chocs : vraiment à des années-lumière de ma zone de confort.

Comprenez-moi bien : les gens avec qui j’ai passé le week-end sont des personnes adorables, tous de milieux très différents mais ouverts aux autres et empreints d’une tolérance que je respecte admirablement. J’ai appris à mieux les connaître et j’ai tissé des liens avec plusieurs d’entre eux. Mais j’avoue candidement que jamais je n’aurais été jumelée à des personnes ayant un tel profil dans une autre situation, ce qui fait que tout ce que je vis avec eux est tout à fait unique.

Comme ce week-end de tournoi.

J’ai été témoin au cours de cette fin de semaine d’une ingestion de sucre par les enfants en quantité astronomique, comme je n’avais jamais vu depuis un moment : jus de fruits (je dirais plutôt eau colorée et sucrée à saveur de fruits), jus en boîte, boissons gazeuses, cupcakes pas fait maison pantoute, gâteau de fête fait artisanalement avec des ingrédients de grade économique disons, viennoiseries industrielles, bonbons, j’en oublie sûrement.

Matin, midi, soir, entre les repas, avant de se coucher, partout.

Bon. C’était la fête. Un événement spécial. Je veux bien croire. Doit-on pour autant se gaver de sucre dans ces occasions ?

Sucre rime avec récompense.

Ce qui est dommage, c’est qu’on inculque de génération en génération que lorsqu’on fait bien les choses, on pourra avoir une récompense : si tu manges tout ton repas, tu auras du dessert, si tu te comportes bien aujourd’hui au magasin, je te donnerai des bonbons, si tu joues bien ton match, tu auras droit à une collation sucrée pour te « redonner des forces », etc.

Le sucre est neuf fois plus addictif que la cocaïne. Ce qui en fait l’ennemi #1 dans nos maisons. Il fait partie des cinq saveurs à utiliser en cuisine : sucré, salé, acide, amer et piquant. C’est également un rehausseur de goût. Pas surprenant qu’on le retrouve partout : boissons, desserts, repas préparés, pain, même dans les trucs où on pense qu’il n’y en a pas, il y en a…

Il prend plusieurs noms : sucre, cassonade, glucose-fructose, sirop de glucose, sirop de maïs, etc.

Le plus traître d’entre tous ? Définitivement le glucose-fructose. Ce dérivé du maïs remplace le sucre dans la majorité des cas. Pourquoi ? Parce qu’il est plus économique d’utiliser ce sucrant et qu’il évite de devoir se fier aux distributeurs de canne à sucre. Faites le test, lisez les ingrédients des boissons que vous achetez, vous le trouverez partout.

Coca-cola faisait ses premières boissons au sucre de canne. Après deux sodas, c’était fini, on ne pouvait plus en avaler sous peine d’en être malade. Mais avec l’arrivée de l’industrialisation et du glucose-fructose, qui coûtait deux fois moins cher que le sucre, on est passé à un niveau supérieur (ou devrais-je dire, inférieur). Le sucre de canne crée un effet de saturation dans le corps et le corps se retrouve alors à expulser le surplus. PAS AVEC LE GLUCOSE-FRUCTOSE. On peut en consommer des quantités phénoménales tous les jours. Le clignotant ? L’avertisseur qu’on en a trop consommé ? Surplus de poids. Stockage du sucre sous forme de graisse.

Petit reportage de quatre minutes qui date déjà (2009 en anglais) mais qui présente ce fléau qu’est de sirop de glucose-fructose :

https://www.youtube.com/watch?v=5oHmZOoxk2s

Et quelle est la tranche d’âge visée par les produits contenant du sucre ? Les enfants, les jeunes, les ados. Quel public perméable, qui a une influence importante sur les achats de leurs parents. Ils doivent également porter sur eux le poids de l’influence sociale : mes amis le font, je veux faire comme mes amis. Quels sujets de choix, extrêmement payant.

Surplus de poids accentué chez les jeunes, diabète de type 2, maladies du foie, TDAH et j’en passe. Les enfants sont moins attentifs en classe, ils sont plus irritables avec leurs camarades de classe, ils participent moins bien à la vie scolaire, ils ont des problèmes d’apprentissage, plusieurs de ce maux ont leur racine dans la surconsommation de sucre.

SugarScience.org cite des recherches prouvant qu’en ne buvant qu’une seule cannette de soda par jour, une personne augmente ses risques de mourir d’une attaque cardiaque de presque un tiers et qu’elle a une chance sur quatre d’avoir un diagnostic de diabète de type 2. Il y a 20 ans, le diabète de type 2 était jusqu’à présent méconnu chez les enfants alors qu’aujourd’hui, plus de 13 000 enfants aux États-Unis sont diagnostiqués avec cette maladie chaque année. Le diabète est une maladie dévastatrice et nous savons pertinemment qu’elle est implicitement liée à la quantité de sucre que nous consommons dans la nourriture et dans les breuvages.

Le sucre ne donne pas d’énergie. Ce n’est que calories vides. Vous cherchez des aliments qui donnent de l’énergie ? Tournez-vous plutôt vers les noix et les graines, les smoothies verts et les jus fraîchement pressés.

Tous les jus vendus en épicerie sont pasteurisés. Ce qui implique que le niveau d’acidité augmente considérablement en plus de ne laisser aucune trace de vitamine, minéraux et autres enzymes qu’on retrouve habituellement dans le jus fraîchement pressé. De plus, le taux de sucre de ces jus est élevé et ces boissons sont toutes sauf désaltérantes.

Je crois que nous risquons de faire partie des premières générations qui enterreront peut-être nos enfants parce qu’ils ont des maladies chroniques ou parce qu’ils sont obèses morbides. Et ce, parce qu’on les empoisonne à chaque jour avec le sucre. Quelle tristesse.

Vous voulez récompenser votre enfant pour ses efforts  et son bon comportement ? Encouragez-le, passez du temps avec lui, faites une soirée cinéma spéciale ou faites une activité extérieure avec lui.

Le plus beau cadeau que vous pouvez offrir à votre enfant (mis à part votre amour) c’est la santé. Soyez un modèle pour lui, emboîtez le pas à la réduction du sucre dans vos vies et encouragez-le à consommer des fruits frais. Faites des desserts maison avec des sucrants non raffinés : sirop d’érable, miel, sirop d’agave, purée de dattes, purée de figues, bananes, etc.

Mais de grâce, gardez-le de ce poison qui ruine beaucoup de vies actuellement et voyez votre enfant et vous-même retrouver votre vitalité.

Sources : http://foodandhealthrevolution.com/sugar-science-initiative-2/

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Auteur : Sylvia Beaudry

Amoureuse de manger 100% végétal, transmetteuse d'idées et allumeuse de consciences.

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